dimanche 25 avril 2010

Fait divers (surnombre et exceptions)

Voici un fait pour lequel l'avis de chacun serait le bienvenu. A l'occasion de la semaine de grêve des transporteurs, qui a été enclenchée suite à la hausse des prix du carburant à la pompe, le 12 avril dernier, il a été particulièrement difficile de se rendre au travail. Seuls les autobus de la SOTRA assuraient les déplacements. M'étant rendu à mon arrêt habituel à 6h45, j'ai dû me rendre au terminus de l'express afin de "l'emprunter à la source", et ce n'est qu'à 8h22 que j'ai pu monter dans le bus. Beaucoup de personnes, sinon tout le monde, étaient déjà très en retard sur l'heure de travail; aussi, comme il n'y avait plus de place assise, les agents de la SOTRA ont-ils décider de permettre à ceux qui le souhaitaient de se tenir debout dans le bus, pour se rendre à leurs lieux de travail. L'un des passagers du bus manifesta alors son désaccord en indiquant qu'en cas d'accident, l'assureur n'indemniserait pas les victimes vu qu'il y aurait eu surnombre. Il se heurta alors à une forte répression de la part d'autres passagers qui lui réprochaient d'être bien trop pessimiste. Une dâme s'écria alors: "Nous sommes assurés dans le nom de JESUS." Les questions qui se posent sont donc les suivantes: - L'assureur peut-il valablement refuser sa garantie en cas de sinistre corporel dans un véhicule en surnombre? - Si oui, doit-on, dans des circonstances aussi exceptionnelles, permettre le surnombre par soucis de solidarité envers les autre? La tribune est ouverte!