jeudi 26 novembre 2009

Histoire de l'assurance (1ère partie)

Après la petite histoire relatant la mésaventure du sieur Salaki et le précieux soutien qu'il a trouvé dans l'assurance, il est capital de faire un aperçu de la naissance et de l'évolution de cette activité.
Il faut tout d'abord noter que l'origine de l'assurance remonte à plusieurs millénaires: en effet, au 2ème millénaire avant Jésus-Christ, des systèmes d'assurance du transport de marchandises existaient et connaissaient déjà un plein succès. C'est ainsi que l'on connaîtra le fameux prêt à la grosse aventure, dans lequel l'emprunteur remboursait de forts montants d'intérêt, en plus du principal, si l'aventure (voyage de transport de marchandise) se déroulait bien; dans le cas contraire (perte de la marchandise au cours d'une tempête ou en cas de vol, par exemple), il ne devait plus aucun remboursement au prêteur. Les intérêts étaient très élévés (voir excessifs), atteignant parfois le niveau de la somme prêtée; ce qui faisait que les remboursements valaient parfois le double de l'emprunt. Le code d'Hammourabi (dit d'inspiration divine) qui a une vocation jurisprudentielle, viendra alors les limiter à 20% ou 33%, selon la nature du produit prêté. L'activité gagnera du succès et traversera les siècles, avec la création de la mutualisation et la naissance de l'assurance sur la vie, jusqu'à l'époque où Londres, ville essentielle dans l'histoire de l'assurance (avec ses barraques et son grand incendie), deviendra un grand centre commercial grouillant de monde.

lundi 9 novembre 2009

Comment l’assurance épaulera monsieur Salaki

Dans le billet précédent, nous relations les malheurs auxquels Salaki était confronté. Ceux-ci se résument ainsi.
A) Préjudices matériels
1- La perte de sa villa et de ses biens (meubles, appareils électroménagers, véhicules, …) ;
2- Les dégâts sur la toiture voisine qu’il faudra réparer ;
3- Les frais médicaux de sa fille asphyxiée ;
4- Les biens emportés (ou détériorés) lors du cambriolage, qu’il lui faudra rembourser à son client ;
5- Les frais scolaires et autres dépenses liées à la prise en charge de son neveu orphelin ;
B) Préjudices moraux
1- La perte de son cousin ;
2- La peine de voir sa fille hospitalisée.
Fort heureusement, Salaki fut prévoyant ; il avait souscrit diverses assurances qui lui permettront de se mettre à l’abri des conséquences de ces fâcheux évènements :
1- Son contrat Multirisque habitation lui permettra de recouvrir la perte de sa villa et de ses biens, et permettra en outre de réparer la toiture voisine ; son assurance automobile en tous risques permettra d’acquérir d’autres véhicules.
2- L’assurance maladie souscrite au bénéfice des membres de sa famille le déchargera des frais médicaux (hospitalisation, médicaments, examens, …) de sa fille.
3- L’assurance de responsabilité civile chefs d’entreprise qu’il a souscrite dans le cadre de son activité de gardiennage, remboursera les biens volés de son client et supportera les éventuels dégâts causés aux locaux de ce dernier.
4- En plus de ces assurances, le sieur Salaki avait souscrit une assurance sur la vie de son cousin, demandant qu’une somme d’argent (couvrant largement les frais scolaires de son neveu) lui soit payée chaque année, en cas de décès dudit cousin; cette somme lui permettra d’assurer ses nouvelles charges, vis-à-vis de son neveu.
Nous voyons donc que grâce à son portefeuille d’assurance varié, la peine de Salaki ne se résumera qu’en la perte de son cousin qu’il ne verra plus, pourvu que sa fille ressorte indemne de l’asphyxie.
Cette petite histoire permet de comprendre (si ce ne l'était déjà) combien le mécanisme de l’assurance est important et comment il peut nous mettre à l’abri de situations périlleuses.
Notre prochain billet racontera la petite histoire de cette activité, en montrant comment elle a évolué pour aboutir à sa forme actuelle.

Les malheurs de Salaki

Le sieur Salaki, père d’une fille et d’un garçon, habitait une superbe villa avec sa famille ; il possédait une prospère société de gardiennage et avait investit beaucoup d’argent dans ses biens. Un jour, alors qu’il était en voyage d’affaire, un incendie se déclara à son domicile, suite à une fuite de gaz, consumant la totalité de son habitation avec tout son contenu, avant que les secours ne soient parvenus à le circonscrire. A la suite de cet incendie, sa fille fut asphyxiée par la fumée et son état nécessita une longue hospitalisation. La toiture de la maison voisine fut partiellement calcinée après que les flammes se soient propagées par le mur mitoyen. Deux jours après ce triste évènement, l’un des appartements surveillés par les gardiens de sa société fut l’objet d’un cambriolage. L’enquête révéla que le gardien de service s’était absenté au moment du vol ; ce qui eu pour conséquence de faire peser la responsabilité de ce délit sur la société de gardiennage de monsieur Salaki. Et, comme le malheur ne vient jamais seul, le jour même du cambriolage, son cousin Kilasa, père d’un enfant déjà orphelin de mère, chez qui il avait déménagé avec sa famille, temporairement après l’incendie, vint à rendre l’âme. Salaki décida de prendre en charge l’éducation de cet enfant et les autres responsabilités parentales. Face à tant de malheurs, vous comprendrez l’ampleur de la tristesse de Salaki, qui fort heureusement ne fut due qu’à l’affection morale engendrée par la perte de son cousin et par l'état de santé de sa petite fille. En effet, tous les préjudices matériels auxquels il fut exposé par cette succession d’évènements abattants furent absorbés par la panoplie d’assurances auxquelles il avait souscrit. Dans le prochain billet, nous verront comment les peines de ce monsieur seront atténuées grâce à l’assurance.